27 avril 2009
Oedipe Schlac ! Schlac ! - Sophie Dieuaide
Un livre totalement tordant !
L'histoire : La maîtresse des CM1 décide que cette année s'en est fini des pièces inventées
à base de Godzillator et autre monstres.
Non ! Elle ne critiquera pas sa collègue
Mais les tragédies grecques ce n'est quand même pas du même niveau ...
Sauf que ces élèves n'ont pas du tout la même conception qu'elle
du professionnalisme théâtral ^^
Entre répétition, préparation des costumes, décoration des programmes
L'effervescence gagne la classe
Ce petit bouquin est absolument génial !
Je l'ai lu des tonnes de fois et je rigole toujours autant
A lire absolument !
18 mars 2009
Nous sommes tous des playmobiles - Nicolas Ancion
Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonhommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. A moins qu’un soubresaut ne change le cours des choses…
Dans ce recueil de nouvelles, il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abri de jardin ou un paquet de cigarettes pour qu’une vie banale bascule dans la grande aventure, pour que l’absurde redonne des couleurs à une existence terne
Le moins que je puisse dire c’est que j’ai été surprise par
le contenu de ce recueil de nouvelles. D’après la 4e de couverture
je m’attendais à découvrir des personnages plutôt banals.
Ce fut effectivement le cas : un mari plaqué par sa femme pour qui la situation
tourne à son avantage ; un directeur commercial qui descend de son
piédestal pour découvrir par qui sont fabriqués les produits qu’il vend ;
un responsable de compagne publicitaire ronger par les remords d’avoir renversé
un jeune homme…
Mais se succèdent également, au milieu des autres, des personnages un peu frappés (comme dans la vie quoi ^^) : un petit papi désabusé par la vie, pas si innocent et serviable qu’on s’y attendait ; un ex-taulard au sens de l’humour douteux ; un homme qui veut enseigner l’art de tuer proprement…etc.
Les givrés n’ont pas été mes préférés.
Pour certaines choses, au départ j’ai
été un peu choquée mais en y repensant pas la suite ça m’a fait rigolé.
L’auteur à une façon bien agréable de jouer avec les mots et il joue au chaud/froid avec nos émotions.
Quelques morceaux choisis :
« Moi je dis qu’il y a une justice. Mais ceux qui la rendent, ce ne sont ni les juges, ni les hommes, ni les lois ; ce sont les circonstances.
Et les circonstances, elles sont bien souvent aggravantes »
« J’ai appris un truc utile dans la vie : que tu sois coupable ou innocent, dis toujours que ce n’est pas toi. Si ce n’est pas toi, tant mieux, tu ne fais que dire la vérité. Et si c’est toi, tant pis, ils n’ont qu’à trouver un autre moyen pour te mettre dedans » (devises adoptée naturellement par bon nombre de collégiens :P)
« Cynthia l’avait regardé si fort et si longtemps qu’elle avait dû voir à travers lui, tellement ce type était creux »
19 janvier 2009
La passion des mots - Marcel Pagnol
Ce que j'écoutais, ce que je guettais, c'étaient les mots, car j'avais la passion des mots ;
en secret, sur un petit carnet, j'en faisais une collection,
comme d'autres font pour les timbres.
J'adorais grenade, bourru, vermoulu et surtout manivelle ;
et je me les répétais souvent quand j'étais seul, pour le plaisir de les entendre.
Mon père et mon oncle encourageaient cette manie, qui leur paraissait de bon augure,
si bien qu'un jour, et sans que ce mot se trouvât dans une conversation
(il en aurait été le premier surpris),
ils me donnèrent anticonstitutionnellement en me révélant que c'était le mot le plus long de la langue française.
Il fallut me l'écrire sur la note de l'épicier que j'avais gardée dans ma poche.
Je le recopiais à grand-peine sur une page de mon carnet, et je le lisais chaque soir dans mon lit ;
ce n'est qu'au bout de plusieurs jours que je puis maitriser ce monstre
La Gloire de mon Père Marcel Pagnol
15 août 2008
Trilogie de Philip Pullman : Tome 3
Dernier pan de l'aventure de nos deux jeunes héros
qui seront confrontés l'un à l'autre face à un choix plus que difficile ...
14 août 2008
Trilogie de Philip Pullman : Tome 2

Ce tome nous place d'abord dans un nouveau monde, semblable au nôtre.
On y fait la connaissance de Will.
Jeune garçon solitaire et discret, qui s'occupe seul de sa mère atteinte de folie.
Par un heureux hasard, les routes de Will et Lyra vont se croiser, puis s'entremêler
dans une aventure harassante, effrayante, et riche en émotions ...
13 août 2008
Trilogie de Philip Pullman : Tome 1
J'ai littéralement dégusté ce premier tome, me délectant de chaque caractère, me laissant emporter dans ce monde parallèle où les êtres humains ont pour égaux des daemons animaux.
Autant vous dire que les suivants m'ont semblé un peu pâlichons à côté de ce que j'ai pu ressentir au cours de celui-là.
Dans ce tome on découvre l'héroïne de la trilogie : Lyra
Petite fille aventureuse, menteuse, pleine de vie.
Elle rêve de suivre son explorateur d'oncle dans ces pérégrinations septentrionales.
Ses rêves seront exaucés mais pas dans les conditions qu'elle imaginait ...
- Pourquoi est-ce que les daemons ne peuvent plus changer au bout d’un moment ? demanda Lyra. Moi, je veux que Pantalaimon puisse continuer à changer. Et lui aussi.
- Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi. Ca fait partie du passage à l’âge adulte. Viendra le moment où tu te fatigueras de ses changements incessants, et tu voudras qu’il adopte une apparence définitive.
- Non, jamais !
- Oh que si. Tu auras envie de grandir, comme toutes les filles. D’ailleurs, cette apparence fixe à aussi des avantages.
- Ah bon ? Lesquels ?
- Tu sais enfin qui tu es vraiment. Prends ce vieux Belisaria [nom du démon de l’homme qui parle avec Lyra]. C’est une mouette, ça veut dire que je suis une sorte de mouette moi aussi. Certes, je ne suis pas majestueux, ni splendide, ni beau, mais je suis un gars résistant, je peux survivre n’importe où, je sais toujours trouver un peu de nourriture et un peu de compagnie. C’est bon à savoir. Le jour où ton daemon prendra une forme définitive, tu sauras enfin qui tu es.
- Supposons que le daemon choisisse une apparence qui ne nous plaît pas ?
- Eh bien, tu n’es pas content, voilà. Tu sais, il y a un tas de gens qui aimeraient avoir un lion pour daemon et qui se retrouvent avec un caniche. Et tant qu’ils n’auront pas appris à se satisfaire de ce qu’ils sont, ils ne connaîtront pas la paix. Ah quel gâchis !
Mais Lyra avait le sentiment qu’elle ne grandirait jamais.
Le film :
J'avoue que j'ai été assez déçue par le film. Pas tant au
niveau des effets spéciaux qui représente bien la Poussière,
l'aléthiomètre,les daemons...
Mais plutôt au niveau des
personnages qui sont bien plus fades que dans le livre ainsi qu'au
niveau de l'intrigue qui est largement amenuisée.
Certains détails n'ont pas été mentionnés alors qu'ils sont importants pour la suite de l'histoire ;
des personnages font des actions ou disent des choses qui, dans l'histoire originelle,
sont faites ou dites par quelqu'un d'autre
(ce qui parfois participe à la minimisation de l'intrigue, ça devient trop simple).
Et pour terminer la fin du film ne correspond pas du tout à la fin du livre
alors que lui même se finit sur un gros évènement, où la tension est palpable
(alors que là bof quoi)
Bref, si vous avez aimé le film vous ne pourrez qu'apprécier encore plus le livre !!!
25 juillet 2008
Les enfants des autres - Torey Hayden
"Ces gosses n'étaient pas tous attirants. Mais j'avais beau essayer de les voir comme ils étaient en réalité, ils me semblaient toujours indiciblement beaux. L'étaient-ils à ce point ? Ou était-ce mon regard qui les transfigurait ?"
Il y a Boo, âgé de sept ans, avec ses yeux d'un vert étrange.
Il ne parle pas, mais reste des heures en conversation avec un serpent. Lori, du même âge, qui n'arrive pas à lire mais devine les coeurs. Et Tomaso, dix ans, qui ne sait plus s'adresser aux autres sans les insulter. Enfin, Claudia, qui a douze ans est enceinte.
Ensemble ils forment une classe unique avec une singulière institutrice qui leur enseigne ce qui n'existe dans aucun manuel : l'amour
J'ai découvert l'existence de ce livre sur le blog Le bazar de Miss
J'avais pris les références car le sujet m'attirait
Et bien, je viens de le finir et autant vous dire
que je ne regrette pas ce merveilleux achat
Il va s'ajouter à ma liste de livres de chevet
(par contre en 4 jours il était plié c'est pas très rentable ^^ et encore je travaillais sinon ...)
Les pages de ce bouquin sont remplis d'émotions fortes
De l'amour avant tout
L'amour qu'éprouve Torey, institutrice spécialisée, pour ses élèves
considérés par tous comme irrécupérables.
L'amour de son métier aussi malgré les difficultés rencontrées.
De la peur parfois.
Peur quand Tomaso s'empare des ciseaux et les retourne contre elle
Peur de mal faire, de mal interpréter les comportements de ces enfants
De l'angoisse,
que l'on partage avec Torey face aux évènements qui touchent la classe
De la joie aussi
La joie des progrès réalisés, pas à pas
La joie d'être là tous ensemble simplement.
Boo m'a fait pensé au petit dont je m'occupais l'année scolaire dernière :)
Je veux travailler dans ce milieu !!!
Je pense que même si vous ne vous intéressez pas particulièrement au thème
Ca reste un livre tout a fait intéressant
Comme un témoignage poignant d'une personne qui aime sont métier plus qu'elle même,
et qui voit au-delà du handicap/du comportement
les êtres humains que sont ces enfants...
05 juin 2008
Mythologie Juive
Selon la Cabale le foetus est un grand sage.
Déjà, dans le ventre de sa mère, il connait tous les secrets du monde.
Mais, juste avant sa naissance, un ange descend pour le faire taire.
Il lui aplique un doigt sur la bouche et lui dit : "Chut..."
Le foetus dès lors oubli tout.
Il n'y a que son inconscient qui se souvient vaguement des "grands secrets".
C'est à cause de ce contact angélique que nous avons un enfoncement sous le nez: " la gouttière des lèvres".
Bernard Werber Thanatonautes
29 avril 2008
Où est-tu ? - Marc Lévy
"Tu peux prolonger éternellement cette partie de ta vie [l'adolescence],
tout le monde le peut.
On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette,
et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre,
celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves,
celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.
C'est si facile de renoncer à être adulte, si facile d'oublier ses fautes,
de mettre l'erreur au compte d'une fatalité qui masque nos paresses."
14 février 2008
La Nuit des Temps - René Barjavel
L'ordinateur central possède toutes les clés de Gondawa,
et aussi des morts qui ont fait les vivants.
(...)
Chaque jour l'ordinateur compare entre elles les clés de sept ans.
Il connait tout de tous.
Il sait ce que je suis et aussi ce que je serai.
il trouve parmi les garçons ceux qui sont et qui seront
ce qu'il me faut,
ce qu'il me manque,
ce dont j'ai besoin et ce que je désire.
Et parmi ces garçons il trouve celui pour qui je suis et je serai
ce qu'il lui faut,
ce qui lui manque,
ce dont il a besoin et ce qu'il désire.
Alors, il nous désigne l'un à l'autre.
"Le garçon et moi, moi et le garçon, nous sommes comme un caillou qui avait été cassé en deux et dispersé parmi tous les cailloux du monde.
L'ordinateur a retrouvé les deux moitiés et les rassemble."
Ils sont élevés ensemble.
Dans le famille de l'un, puis de l'autre.
Ils prennent ensemble les mêmes goûts, les mêmes habitudes.
Ils apprennent ensemble à avoir les mêmes joies.
Ils connaissent ensemble comment est le monde,
comment est la fille,
comment est le garçon.
Quand vient le moment où les sexes fleurissent,
ils les unissent et le caillou rassemblé se ressoude et ne fait plus qu'un.








